Octobre 2026 : Les expositions à découvrir ce mois-ci dans l’Est parisien

À la recherche de sorties culturelles ? Du Marais à Pantin en passant par Belleville et République, laissez-vous guider à travers notre sélection d’expositions du mois !

  

 

 

Nejma Bourouaha – Les clapotis

Du 15 octobre au 16 novembre 2026

Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Les clapotis à la Slow Galerie République © Nejma Bourouaha

« Pour sa deuxième exposition à la Slow Galerie, Nejma Bourouaha place l’automne sous le signe de la douceur : Les clapotis mettent la pluie à l’honneur avec poésie et légèreté. […] Dans les peintures de Nejma, l’automne a quelque chose de chaleureux : à l’image des tournesols qui comme “cent soleils” illuminent un ciel gris, des touches de couleurs vives éclairent les compositions de l’intérieur, pour dire que la pluie apporte avec elle son lot de lumière. Mais elle est aussi un prétexte pour trouver du réconfort, au chaud chez soi ou blotti auprès des siens. Il y a toujours, dans les illustrations de Nejma, le fil de la tendresse, ce lien sensible tissé entre les êtres. Avec autant de douceur que de profondeur, ces petits animaux nous parlent de la beauté d’habiter poétiquement le monde, et nous disent qu’il ne faut pas craindre les gouttes de pluie, car elles charrient avec elles, selon la façon dont on les regarde, une multitude d’images poétiques. » — Juliette Capieu

Lundi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Slow Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud – 750011 Paris
slowgalerie.com

 

 

Drew Dodge – Earth-Pourers

Jusqu’au 31 octobre 2026

Gemini, 2026 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Earth-Pourers à la galerie Semiose © Drew Dodge

« […] “Chef d’orchestre des toiles”, sourit l’artiste lorsqu’il décrit sa manière de travailler, un rituel mêlant échelle, scénographie et incantation. Sur une toile de coton tendue – “elle doit être très, très tendue”, explique-t-il –, il peint toujours le ciel en premier. “C’est une façon amusante de commencer le tableau. Le ciel donne le ton – et définit la lumière”. Bien qu’il n’ait encore jamais travaillé pour le théâtre ou l’opéra, et qu’il refuse de se considérer comme musicien ou danseur (même s’il décrit qu’il pose son pinceau sur la toile comme une danse, et qu’il voit ses protagonistes exécuter une danse), Drew Dodge exprime plutôt la vision d’un metteur en scène. Il construit une luminosité céleste grâce à un grand pinceau, plat et large, créant ainsi une surface extrêmement plane et parfaitement lisse. Les personnages apparaissent en dernier, peints de l’arrière vers l’avant. Vient ensuite une “superposition dévotionnelle de peinture à l’huile” alors qu’il peint chaque cheveu un par un, dans un processus méditatif qui frôle la dissociation. Il cite Michel-Ange (1475-1564) : “Un peintre peint avec son cerveau, pas avec ses mains”, lui qui ressent, aussi, le besoin impérieux de faire évoluer ses surfaces d’une finesse exceptionnelle vers une illusion de matière et de texture. […] » — Lillian Davies

Mardi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Semiose
42 rue Quincampoix – 75004 Paris
semiose.com

 

 

Marie Guillard – À l’orée des paupières

Jusqu’au 12 octobre 2026

Œuvres présentées dans le cadre de l’exposition À l’orée des paupières à la Slow Galerie République © Marie Guillard

« Pour sa 4e exposition à la Slow Galerie, Marie Guillard présente des pastels aux sublimes aplats mats, poudreux et soyeux comme du velours. Toujours à la frontière du réel, chacun de ses dessins ouvre une faille vers l’étrange. Avec À l’orée des paupières, l’artiste glisse un peu plus vers le surréalisme et nous invite à franchir cette frontière. Son imaginaire nourri de ses lectures est très ancré dans ses rêves ; elle les consigne dans un carnet et ils alimentent largement cette exposition. Dans un état de conscience un peu flou, ni tout à fait endormi, ni tout à fait éveillé, l’imagination lévite et s’autorise tout : l’impossible devient possible. On savoure chaque dessin, dont l’étrange beauté procure une sorte d’ivresse, d’insouciance et de légèreté, si bien qu’on aimerait ne jamais se reconnecter à la réalité, et s’installer définitivement à l’orée des paupières de Marie… »

Lundi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

Slow Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud – 750011 Paris
slowgalerie.com

 

 

Anselm Kiefer – Nymphäum

Jusqu’au 25 octobre 2026

Klytia, 2025 – Émulsion, peinture à l’huile, peinture acrylique, gomme-laque, feuille d’or, sédiments d’électrolyse et collage de toile sur toile – Œuvre présentée à la galerie Thaddaeus Ropac Paris Pantin dans le cadre de l’exposition Nymphäum © Anselm Kiefer

« Thaddaeus Ropac Paris Pantin présente Nymphäum, une exposition de nouvelles œuvres d’Anselm Kiefer. À travers plus de vingt peintures, l’artiste orchestre de riches couches de peinture et des éléments de collage sur les toiles pour ré-interpréter des récits de la mythologie classique. Le titre de l’exposition, qui se traduit par “nymphée”, fait référence aux sanctuaires consacrés aux nymphes dans la Grèce et la Rome antique. Kiefer transforme la galerie en sa propre nymphée picturale : un nouveau chapitre dans l’entrelacement du mythe et de la matière qui définit sa pratique depuis plus de cinq décennies. »

Mardi à samedi : 10h-19h – Entrée libre

Thaddaeus Ropac Paris Pantin
69 avenue du Général Leclerc – 93500 Pantin
ropac.net

 

 

Sungi Mlengeya – Earth and Sky

Jusqu’au 24 octobre 2026

From below, 2026 – Acrylique sur toile – Œuvre présentée à la galerie Les filles du calvaire dans le cadre de l’exposition Earth and Sky © Sungi Mlengeya

« L’artiste tanzanienne s’est forgée une réputation internationale grâce à un langage visuel à la fois épuré et profondément évocateur : des figures féminines sombres, rendues avec une clarté silencieuse, émergeant de vastes champs d’espace négatif. Travaillant et vivant à Arusha, en Tanzanie, Sungi a développé une approche singulière dans laquelle ces figures habitent des compositions amples et ouvertes, qui évoquent à la fois un espace psychologique et un calme émotionnel. Au fil du temps, ce langage a permis à l’artiste d’explorer les thèmes de l’identité, de la présence et de la préservation de certains de ses sujets. Dans son nouveau corpus d’œuvres, cependant, Sungi se tourne vers une réflexion plus personnelle, qui s’étend vers une méditation plus large sur la continuité, l’ancestralité et les façons dont les vies humaines perdurent au-delà du corps physique. […] » — Daudi Karungi, commissaire d’exposition

Mardi : 14h-18h30 – Mercredi à samedi : 11h-18h30 – Entrée libre

Les filles du Calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire – 75003 Paris
fillesducalvaire.com

 

 

Fahamu Pecou – b(EYE)rth r(EYE)ght

Du 17 octobre au 21 novembre 2026

Reflection Eternal I, 2026 / Reflection Eternal II, 2026 – Acryliques sur lin beige – Œuvres présentées à la galerie Backslash dans le cadre de l’exposition b(EYE)rth r(EYE)ght © Fahamu Pecou

« L’artiste américain Fahamu Pecou a posé, il y a déjà de nombreuses années, les bases d’un manifeste artistique où la peinture s’affirme comme un territoire de déconstruction et de reconfiguration des récits dominants sur l’identité noire, à la croisée de l’histoire, de la culture populaire et des imaginaires contemporains. L’exposition b(EYE)rth r(EYE)ght célèbre la vision comme un droit de naissance inaliénable, intime et souverain. Le titre s’affirme comme une déclaration visuelle et sémantique : en insérant le mot EYE (l’œil) au cœur de birthright (le droit de naissance), elle proclame que la façon de voir de chacun est son héritage le plus absolu. À travers un véritable récit de genèse, les œuvres font se rencontrer des figures contemporaines et des formes sculpturales africaines, élevant ces objets ancestraux au rang de compagnons et de témoins du devenir des noirs. »

Mardi à samedi : 14h-19h – Entrée libre

Backslash
29 rue Notre-Dame de Nazareth – 75003 Paris
backslashgallery.com

 

 

Paris Humaniste

Du 1er octobre au 12 décembre 2026

La nuit du 14 Juillet, Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1955 – Œuvre présentée à La Galerie Rouge dans le cadre de l’exposition Paris Humaniste © Willy Ronis, MPP, diffusion GrandPalais RMN Photo

« À l’occasion du Bicentenaire de la photographie, La Galerie Rouge présente une exposition sur le thème du Paris Humaniste. Cette exposition réunit certaines et certains des plus célèbres représentants du courant qui a dominé la photographie française d’après-guerre et contribué à sa renommée à travers le monde avec Édouard Boubat, Jean-Philippe Charbonnier, Robert Doisneau, Willy Ronis, Louis Stettner et Sabine Weiss. Les photographies de Martine Barrat sur le quartier de La Goutte d’Or offrent un contrepoint plus contemporain et politique. Souvent critiqué comme naïf et universaliste, ce mouvement a pourtant réuni des visions très diverses, allant de la photographie documentaire et sociale, à des écritures poétiques ou facétieuses. À travers le thème de Paris et sa représentation, nous avons souhaité dépasser les clichés et les catégories afin de défendre un regard humaniste multiple, complexe et engagé dans le réel. »

Mercredi à samedi : 11h-19h – Entrée libre

La Galerie Rouge
3 rue du Pont Louis-Philippe – 75004 Paris
lagalerierouge.paris

 

 

What’s In My Phone – Iconographie du regard des Copines

Samedi 10 & dimanche 11 octobre 2026

Affiche © Wanda Rivière

« J’ai invité 40 copines à regarder dans leur téléphone. À la manière d’un “what’s in my bag” y plonger et en ressortir 4 photos sur les 6 derniers mois. Tout ça part d’une histoire de fleurs et de téléphone. Obsessions, collections, geste pour se rappeler de la beauté, pour faire une preuve, reconvoquer un moment ou se souvenir de soi. Je me suis demandée si l’on pouvait constituer une iconographie du regard des copines. Le 10 octobre c’est le vernissage de cette expérience documentaire, à la découverte des archives de nos regards téléphone. Il y aura aussi deux lectures de textes écrits par les fabuleuses Estelle Labes et Rona Lorimer. And maybe more. » — Bérénice Barbillat

Samedi  : 15h-22h30 (vernissage) – Dimanche : 15h-19h – Entrée libre

DOC
26 rue du Docteur Potain – 75019 Paris
doc.work

 

 

Salon AKAA – Also Known As Africa 2026

Du 23 au 25 octobre 2026

Girl with an Amber Earring 1, 2022 – Œuvre présentée dans le cadre du salon AKAA 2026 © Angèle Etoundi Essamba – Courtesy Galerie Carole Kvasnevski

« AKAA aura lieu du 23 au 25 octobre 2026 sous les verrières du Carreau du Temple à Paris. Réaffirmant son engagement à soutenir la visibilité, la circulation et la reconnaissance des artistes africains et afrodescendants sur la scène internationale, AKAA continue à jouer un rôle central dans l’essor et la structuration du marché. À l’occasion du bicentenaire de la photographie, la foire créée un nouvel espace AKAA PHOTO, qui montrera comment les photographes façonnent une mémoire visuelle qui raconte les bouleversements du temps, les indépendances, les métamorphoses des villes, les traditions réinventées, les rêves de la jeunesse et la force des héritages. »

Vendredi & Samedi : 12h-20h – Dimanche : 12h-18h – 16€/11€

Carreau du Temple
4 rue Eugène Spuller – 75003 Paris
akaafair.com

 

 

Les Journées de l’Artisanat à Belleville

Samedi 10 & dimanche 11 octobre 2026

© Les artisans de Belleville

« Nées de la volonté de dynamiser l’activité artisanale au cœur de nos quartiers, d’en valoriser les métiers et de favoriser la transmission des savoir-faire, les Journées de l’Artisanat à Belleville fédèrent les artisans et artisanes et médiatisent l’ambitieux projet de pôle artisanal initié par les habitants. Les 10 et 11 octobre, les Journées de l’Artisanat mettront à nouveau en lumière les métiers d’art et d’artisanat à Belleville. Portes Ouvertes d’atelier, démonstrations de savoir-faire, tables rondes et expositions sont au programme! Pour leur 11e édition, ces Journées fêtent l’arrivée de nouveaux artisans et artisanes d’art à la Manufacture de Belleville et dans la Halle Grésillon, d’où l’histoire de la redynamisation de l’artisanat a démarré, en 2015. »

Vendredi & samedi  : 14h-19h – Entrée libre

Quartier de Belleville – Paris 10e / 11e / 19e / 20e
Deux points d’accueil sont prévus pour les deux journées de l’événement :
• Manufacture de Belleville – 37 rue Bisson – 75020 Paris
• Greta CDMA – 21 rue Sambre-et-Meuse – 75010 Paris
artisansdebelleville.fr

 

 

Amitiés, Amours, Affinités

Jusqu’au 12 décembre 2026 (Chapitre 3)

Cœur flamme fesse, mariage d’amitié à Notre-Dame-des-Landes en juillet 2024 – Œuvre présentée dans le cadre du cycle Amitiés, Amours, Affinités à la Maison Populaire © duo ORAN

“Le cycle 2026 du Centre d’art de la Maison Populaire, intitulé Amitiés, Amours, Affinités et conçu par le duo de curatrices invitées Line Gigs et Fanny Testas, comprend trois expositions et un programme public. […] Là où toutes nos ressources semblent se tarir, un sentiment est multipliable à l’infini : l’amour. Les affinités, filiations et alliances déplacent des montagnes. Les amitiés nous aident à lutter contre l’isolement qui nous paralyse et nous affaiblit. Les relations permettent de tenir ensemble, de s’entre-tenir. Les artistes invités opèrent tous activement dans des sphères amicales qui les ont influencées et orientées dans leurs pratiques. Les œuvres présentées parlent de la façon dont ils s’organisent pour travailler et faire “équipe”. Leur approche relève d’une éco-logique sociale et mentale, qui engendre des modes de production d’œuvres nourris par des engagements durables. Il s’agit d’un tissage patient d’attentions, de fidélités et de solidarités. Faire ensemble devient alors une manière de résister, tout autant qu’un terrain d’épanouissement personnel et collectif.”

Lundi à vendredi : 10h-12h & 14h-21h – Samedi : 10h-17h – Entrée libre

Maison Populaire
9 bis rue Dombasle – 93100 Montreuil
www.maisonpop.fr

 

 

Demeure

Jusqu’au 15 novembre 2026

Eternal flame – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Demeure au cimetière parisien de Pantin © Laurent Grasso / Photographie : Claire Dorn

« L’exposition Demeure invite le public à un parcours au cœur du cimetière parisien de Pantin pour une visite contemplative entre mémoire, patrimoine et recueillement. Sous l’impulsion des co-commissaires Patrice Chazottes et Inès Massonie, 21 artistes investissent le lieu à travers des créations in situ ou des œuvres choisies pour leur résonance avec l’espace environnant afin croiser les regards entre demeures éternelles et ceux qui restent. Matthieu Prat & Aude Anquetil ont conçu une scénographie horticole au cœur du cimetière dans l’allée des Sophoras, qui marque le passage du temps avec les différentes saisons. L’exposition réunit des œuvres d’Arnaud Adami, Ece Bal, Isabelle Boccon-Gibod, Bianca Bondi, Charbel-joseph H. Boutros, Garance Butler Oliva, Gaëlle Choisne, Didier Fiúza Faustino, Max Fouchy, Laurent Grasso, Morteza Khosravi, Tilhenn Klapper, Thibault Lucas, Saeedeh Mirshekar, Valentine Prissette, Luca Resta, Julien Salaud, Eric Stephany, Maya-Inès Touam, et Andy Warhol. »

Lundi à dimanche : 8h-17h45 – Entrée libre

Cimetière parisien de Pantin
11 avenue du cimetière parisien / 164 avenue Jean Jaurès – 93500 Pantin
poush.fr

 

 

Diseuses de silence

Jusqu’au 13 décembre 2026

Le Lait des mots, 2026 – Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Diseuses de silence à l’Espace Monte Cristo © Katia Bourdarel – Courtesy Galerie Aeroplastics Bruxelles, Belgique – Galerie Pauline Renard, Lille, France, Co-production Fondation Villa Datris, Paris

« Diseuses de silence propose une vision actuelle de notre histoire contemporaine et collective à travers les voix de 21 sculptrices françaises et internationales. Telles des Shéhérazade modernes, ces artistes donnent vie à nos récits communs et, à travers leurs œuvres choisies au sein de la Collection Fondation Villa Datris, nous transmettent un héritage, le nôtre. Ensemble, elles explorent les recoins les plus oubliés de nos mythologies et comblent les lacunes des narrations contemporaines avec leurs féroces icônes de la création, telles les Vénus de Prune Nourry et la gardienne de Jeanne Vicerial. Grâce à leurs voix, comme celles de Niki de Saint-Phalle et Suzanne Husky, elles préviennent des luttes encore à mener et des acquis toujours à préserver, pour ne pas reproduire les errances du passé. Lorsque, telles Andrea Bowers et Miss.Tic, elles démantèlent, brique après brique, le mur du silence auquel nous sommes confronté·es, c’est pour mieux faire entendre l’histoire que nous devons réécrire aujourd’hui. »

Mercredi à dimanche : 11h30-18h30

Espace Monte Cristo – Fondation Villa Datris
9 rue Monte-Cristo – 75020 Paris
fondationvilladatris.fr/espace-monte-cristo

 

 

Illustration :
Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Les clapotis à la Slow Galerie République
© Nejma Bourouaha

 

 

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